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Dès le spectacle inaugural, il y a vingt cinq ans, « L’Enfance de Mozart », l’ambition de la Fondatrice du Centre, musicienne et écrivaine, était triple : illustrer l’union des arts (alors même que la danse était encore absente du jeu !), faire entrer l’enfant dans un monde transfiguré par l’imaginaire, et construire un Centre de formation dédié à la collaboration active entre les enseignants des différentes disciplines.

En embrassant d’un regard vingt-cinq ans d’écriture (voir Chronologie des spectacles), se dégagent deux élèments de force :
1)Le choix des thèmes, qui vont de la mise en valeur de l’œuvre et de la vie d’un compositeur (Bach, Mozart, Beethoven, Schubert, Schumann, Chopin), d’un style (Tango, Groupe des Six), d’un personnage mythique (Leonard de Vinci, Don Quichotte, Babar, Charlie Chaplin), à un conte original (Le Poisson doré, Le petit mangeur de Mots, Les Perles de Vie…). L’empreinte importe davantage que l’histoire racontée, qui n’est que le prétexte à l’imprégnation recherchée.
2) Le choix du public : lorsque l’émotion gagne l’enfant, l’adulte aussi est touché. La magie du spectacle (à la fois musical, théâtral et chorégraphique) traverse les barrières de la réalité quotidienne et les défenses rationnelles du spectateur, pour atteindre le noyau de l’être, contrairement au discours, qui ne parvient qu’au cortex cérébral.
Les jeunes spectateurs s’identifient davantage à l’action scénique si des enfants sont aussi actifs, acteurs du spectacle. Ils sont donc partie prenante d’une scénographie réalisée par des metteurs en scène, scénographes et techniciens professionnels, dont ils apprennent beaucoup. Tous participent à une réalisation pluri-disciplinaire, et le temps qu’ils y ont consacré n’a jamais été, malgré un nombre important de répétitions, un frein à leur développement scolaire, mais plutôt un aiguillon pour leur culture générale.
Plusieurs écrins ont accueilli ces spectacles (Eglise de Corsier, Aula du Collège de Bois-Caran, Salle Willy Buard à Collonge-Bellerive, Salle Pitoëff (Plainpalais, Ville de Genève) jusqu’à ce qu’enfin ils trouvent leur lieu actuel : le Théâtre de l’Epicentre, où les cinq derniers ont été présentés.
Ces spectacles ont pris un rythme biennal. Ils ne remplacent en rien toutes les manifestations parmi lesquelles concerts d’élèves, spectacles de théâtre ou démonstrations chorégraphiques qui émaillent l’année scolaire, sans parler des spectacles et concerts destinés aux enfants et à leurs parents, et organisés tout au long de l’année.
Nouche Vuataz